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En 2006

Editorial de Catherine

Après quelques 7 années d'activité auprès des enfants de Happy Home dans le petit village de Vazhaithottam, en Inde du Sud, notre Maison du Bonheur compte déjà 74 enfants et adolescents. Aujourd'hui, après une année un peu difficile dans la gestion sur place, votre soutien, votre énergie, vos encouragements mais aussi et surtout les sourires, le bonheur et la joie de vivre de tous ces enfants me donnent la force de continuer et de rappeler l'indispensable union entre le cœur et l'intelligence.

La vie est ce qu'il y a de plus précieux et il faut la préserver, même si le chemin est parfois semé d'embûches. Cela est mon but et le sera toujours.

Je pense à ce que disait Mâ Ananda MoyÎ :

Quelle que soit la situation où Dieu vous place à un moment quelconque, souvenez-vous que c'est ce qu'il y a de mieux pour vous.

Entrainez-vous à traverser la vie en remettant votre fardeau entre Ses mains.

Il est le Protecteur, le Guide.

Il est le Tout en tout.

L'avenir du monde est entre les mains des jeunes. A nous, les adultes, d'instaurer plus de justice sociale. C'est ce que nous essayons de faire à travers cette belle histoire d'amour qu'est Happy Home, maison du bonheur. Ici, nous essayons de redonner à tous ces enfants une vie meilleure et un avenir plus équitable.

A vous tous mes chers(ères) ami(e)s va ma plus sincère reconnaissance pour votre soutien en faveur des enfants du monde qui sont aussi les nôtres.

 

La vie à l'orphelinat

Durant l’année 2006, nous avons enregistré l’arrivée de 7 nouveaux pensionnaires. Le nombre d'enfants et d'adolescents à l’orphelinat se monte maintenant à 74, soit 44 filles et 30 garçons. C'est un chiffre impressionnant et jamais Catherine n'aurait pensé en arriver là lorsqu'elle a commencé son œuvre il y’ a 7 ans.

Parmi les nouveaux venus, relevons Priyanka et Neeladevi, deux sœurs. A la suite d'une grave maladie de leur père, la mère n’a pu assumer ses deux enfants et a été obligée de nous les confier. Les trois derniers, Ramaya, Haridarshini et leur frère Lakshmadevar, sont orphelins et n’ont comme seul soutien que leurs grands-parents qui, eux non plus, ne peuvent assumer. Ils ont donc rejoints ensemble la famille Happy Home

Parmi les adolescents, six ont quitté l'école obligatoire et sont maintenant dans un collège ou dans une école supérieure. Une fille et un garçon poursuivent des études à Ooty, trois filles sont à Mettupalayam (VNK College of Arts and Science for Women) et un garçon se trouve à Coimbatore : il aimerait devenir ingénieur informaticien. Les frais d'écolage et de résidence à notre charge sont bien plus élevés qu'auparavant.

 

Du changement dans la gestion de l'orphelinat

Au début de l'année 2006, John, notre contact et responsable administratif en Inde a décidé de renoncer à sa charge. Nous le remercions de ce qu'il a fait avec Catherine, depuis le tout début de cette aventure. Des raisons personnelles l'ont fait renoncer à cette charge. Pour le remplacer, nous avons signé un protocole d'accord avec MYWA, une ONG locale. Celle-ci s'occupe de la gestion des fonds que la Fondation suisse envoie régulièrement en Inde. Le président de MYWA, B. Basuvan, gère depuis lors les fonds reçus et est responsable de la partie financière de Happy Home.

Dans le courant de l'année, Usha, manager d'alors, nous a quittés quelque peu précipitamment pour des raisons de santé. Elle a dû être opérée pour un problème cardiaque. Nous avons eu la chance de pouvoir la remplacer par R. E. Hema, une personne tout à fait compétente et qui ne nous est pas inconnue puisqu'elle travaillait déjà dans la Guest House de John. Outre Hema, il y a encore huit femmes qui s'occupent des enfants, font la cuisine, les nettoyages, soignent le linge et accomplissent toutes les tâches inhérentes à un orphelinat d'une telle importance. Elles sont toutes compétentes et ne ménagent pas leurs peines. Il y a également un jardinier, un gardien de nuit et un chauffeur. Quatre femmes vivent au village alors que les cinq autres (y compris Hema) résident à Happy Home, n'ayant aucun autre moyen de se loger. Certaines ont également des enfants à l'orphelinat.

 

 

En ce qui concerne le financement de l’orphelinat, Catherine, avec le président et le comptable de MYWA ainsi qu'avec la responsable de l'orphelinat, ont établi un budget financier pour l'entretien courant de Happy Home, soit la nourriture des enfants et du personnel, les salaires (13 salaires par année), ainsi que les frais scolaires, sanitaires et divers. Ce sont ainsi près de 5 000 francs qui sont maintenant envoyés chaque mois à Happy Home.

Nous ne devons pas vous cacher que, durant ces derniers mois et pour les raisons évoquées ci-dessus, nos relations avec notre ancien « manager » ont été difficiles.

Nous pensons cependant avoir fait le bon choix avec les deux nouveaux responsables et souhaitons de tout cœur pouvoir continuer notre œuvre sereinement, avant tout pour le bien des enfants ; c'est notre principal objectif.

 

Nouvelles directives gouvernementales

En août de l'année dernière, Catherine, qui était sur place, a reçu la visite d'un représentant du gouvernement du Tamil Nadu, du département de la santé. Nous devrons dorénavant nous soumettre aux directives qu'il édicte. Comme dans tout autre orphelinat en Inde, les garçons (petits ou grands) doivent être strictement séparés des filles. Aussi avons-nous décidé de laisser tous les garçons dans le premier bâtiment et les filles uniquement dans le second.

Les garçons y sont un peu à l'étroit et certains doivent dormir sur des matelas posés au sol, mais malheureusement nous n'avons pas d'autre solution pour le moment. Nous envisageons l'agrandissement et la réfection d'un bâtiment quelque peu délabré qui se trouve dans l'enceinte de Happy Home. Jusqu'à nouvel avis, le département de la santé devrait se contenter de ces mesures provisoires.

Relevons également que, selon la loi indienne sur l'éducation, l'école est obligatoire pour tous. Nous avons eu divers contacts avec les autorités scolaires qui nous ont confirmé ce fait, si bien que le projet que nous avions d'envoyer à l'école le plus d'enfants non scolarisés possible a été abandonné. Nous pensons toutefois qu'une aide matérielle ou financière serait la bienvenue, ce qui permettrait à certains élèves de payer leur matériel scolaire, voire leurs frais de déplacement.

 

Des travaux à l'orphelinat

En cette année 2006, nous avons pu acheter un terrain jouxtant l'orphelinat. Cet achat était nécessaire car nous sommes en effet quelque peu à l'étroit maintenant. Ce terrain est actuellement en zone « gouvernementale » et aucun edifice ne peut y être construit. Nous pensons qu'à moyen terme nous pourrons le faire changer de zone. Actuellement il sert de terrain· de jeu à nos pensionnaires. Nous y avons installé un filet de volley-ball et des tournois y ont déjà été organisés.

 

De plus, toute une série de travaux ont été effectués à l’orphelinat :

  • la cuisine a été agrandie et modernisée et une annexe ouverte avec un toit en dur a été construite. Cette annexe permet de cuisiner sur deux foyers traditionnels. Il s'agit d'une réalisation absolument indispensable, l'ancien local étant devenu trop petit par rapport au nombre d’enfants à nourrir.
  • L'étendoir à linge a été refait avec des tubes métalliques solidement ancrés dans le sol. L'ancien, réalisé artisanalement, s'était écroulé sous le poids des lessives journalières.
  • La buanderie a également été refaite et nous avons acheté une deuxième machine à laver le linge.
  • Un escalier a été créé adin d’accéder au toit plat du second bâtiment.
  • La terrasse de Catherine a été agrandie, ceci lui permettant d'avoir un peu plus de place pour se reposer et pour recevoir des visites, en particulier les officiels ou les représentants des diverses organisations gouvernementales.

 

A signaler également l'achat d'un véhicule. Il s'agit d'une Mahindra - BOLERO, que l'on pourrait comparer à une Jeep, de 5 places. Cet achat était devenu indispensable. En effet, nous l'utilisons pour toutes les sorties journalières, que ce soit pour les courses et achats divers, les indispensables déplacements à Ooty (deux heures de route aller/retour alors qu'en bus il faut une journée complète) ou ailleurs (médecin, hôpital, etc.) Ce véhicule pourra également être utilisé pour aller chercher des visiteurs à l'aéroport ou ailleurs, moyennant bien entendu la prise en charge par ceux-ci des frais de carburant. Nous avons engagé un chauffeur permanent.

 

Des projets pour Happy Home

A court terme, nous sommes en attente du document que devrait nous octroyer le gouvernement du Tamil Nadu, qui nous attribuerait une concession de 99 ans sur le terrain et les bâtiments. Nous serions alors définitivement à l'abri de toute ingérence extérieure, ce qui nous permettrait d'aller de l'avant sereinement.

A moyen terme, nous envisageons la rénovation et l'agrandissement d'une maison délabrée qui se trouve dans l'enceinte de Happy Home. Nous pourrions l'aménager en dortoir pour les garçons, avec douches, toilettes et tout le confort souhaité quant à l'agencement. Ceci permettrait surtout de séparer les garçons des filles, nouvelle directive exigée par le gouvernement indien (voir plus haut).

Nous envisageons également d'entourer l'orphelinat d'un mur afin de nous protéger de l'intrusion de bêtes indésirables comme les serpents ou les elephants (voir Nouvelles en bref). Nous pourrions construire ledit mur d'abord à l'arrière des bâtiments, côté brousse. Nous en profiterions pour construire un garage pour notre nouvelle Bolero.

A long terme, la construction d'un étage sur le toit du second bâtiment qui abrite actuellement les filles est éenvisagée. Nous l'utiliserions en partie comme salle de jeu et de réunion. Les enfants pourraient y faire leurs devoirs ou s'y retrouver en cas de mauvais temps.

 

Projet Light for Life

A force de parcourir la région et de visiter les villages environnants, nous nous sommes rendu compte que la misère était encore présente et qu'il y aurait beaucoup à faire pour aider les populations rurales.

L’année 2006 marque donc le début du projet “Light for Life” (Lumière pour la vie). Il a été développé par Catherine et ses amis de l’association de volontaires italienne Amici di Gianni e Massimiliano, afin de venir en Inde par des actions ponctuelles aux populations pauvres vivant dans les alentours de Vazhaittotham.

 

Pour sa 1ère année, Light for Life s’axe autour de 2 projets :

La construction de huit maisons (dans un premier temps) pour les quelque douze ou quinze familles de la tribu des « Kurumbas » qui vivent à proximité de l'orphelinat. Il s'agit de 2 groupes de 4 maisons accolées. Chaque maison d'une seule pièce comporte une porte et une fenêtre en dur et un toit en tuiles qu'ils n'ont jamais eus jusqu'ici. Leurs habitations actuelles sont faites de murs de torchis et il y a de grands risques d'écroulement lors de la prochaine mousson. Chaque maison nous revient à environ 900 francs.

L'année dernière, Catherine avait déjà commencé une collaboration avec l'école du village d' Annakati qui se trouve à 20 minutes de route de Vazhaithottam. Puisque les jeunes de ce village (une vingtaine) ne pouvaient pas aller à l'école au-delà de la huitième primaire, faute d'instituteur, nous avons décidé de faire venir deux professeurs au village. Cela permet à ces jeunes d'avoir accès à des études supérieures. Nous avons pris en charge les salaires de ces deux personnes soit 5 000 roupies par mois pour les deux (environ 200 francs suisses). Cette année, notre collaboration s'est étendue et nous avons pu les aider, notamment par l'achat de matériel scolaire.

A noter encore les différents dons en nourriture et en vêtements aux populations des villages alentours, ainsi que la somme de 28’000 Roupies (env. 850.- CHF) remise à nos amis Todas. Il s’agit de quelques familles d'une tribu ancestrale qui peuplait autrefois cette région et qui vivent à plus de 2 000 m d'altitude dans les montagnes des Nilgiris). Cette somme doit permettre à leurs huit enfants de se rendre à l'école (matériel scolaire, frais de déplacement, repas).

 

Nouvelles en bref

  • Cette année, nous avons eu la confirmation de la présence de serpents dans le region : en effet, en février dernier, un cobra royal a rendu visite à l'orphelinat. A la recherche d'un endroit frais, il a choisi un recoin sous le toit de la cuisine extérieure. Par chance, une femme du personnel l'a vu monter le long d'un pilier et a immédiatement donné l'alerte en éloignant les enfants. Un spécialiste, « snake man », bientôt arrivé sur place, a pu s'emparer facilement du serpent, prélever le venin et le mettre dans un grand sac noir. Le cobra a été relâché dans la nature, loin du village. Suite à cet incident, il nous a été conseillé d'entourer Happy Home d'un mur pour prévenir ce genre d'incident qui pourrait également survenir avec d'autres animaux tout aussi dangereux (leopard, panthère, etc.). Il semble d'ailleurs qu'un de ces animaux a été vu, de nuit, rôdant dans les environs immédiats.

 

  • Uma qui fut parmi nos toutes premières pensionnaires (elle est malentendante) et qui est maintenant mariée, a accouché le 11 avril 2006 d'un petit garçon. Toute sa famille se porte bien. Ils occupent une maison très proche de Happy Home que nous avons rénovée avec l'aide d'Alberto et de Federico, deux amis italiens qui collaborent avec nous par le biais de leur association en Italie. Uma attend maintenant son deuxième enfant.

 

  • Une jeune maman (27 ans) du village a été grièvement brûlée par son mari qui a pris la fuite. Catherine, qui était sur place à ce moment-là, l'a prise en charge et l'a amené à l'hôpital de Coimbatore pour la soigner. Ses deux petites filles (4 et 6 ans) restent avec les grands-parents maternels, mais Happy Home leur assure depuis lors au moins deux repas par jour. Cette jeune femme est maintenant revenue chez elle mais ses brûlures n'ont absolument pas été soignées. Elle a, en outre, une grave lésion à la jambe gauche (peut-être une injection mal faite), si bien qu'elle ne peut même plus marcher ni se lever sans aide. Ses brûlures font mal à en pleurer et nous allons essayer de l'aider le mieux possible.

 

  • Jacques Bernier, le secrétaire d’Happy Home, nous a rendu visite en février 2006. Avec son aide, nous avons acheté un ordinateur et une imprimante. Comme il n'y a pas de système ADSL, le fonctionnement est forcément lent, mais c'est quand même une occasion très intéressante de pouvoir communiquer par Internet avec notre orphelinat.

 

  • Plusieurs personnes, parmi nos parrains/marraines ou donateurs/donatrices, nous ont rendu visite à Happy Home durant les 12 mois écoulés. Citons Ginette Treil et Sylvie Maechling, de France, deux amies de Happy Home de longue date; Mme Irène Schoettle et M. Olivier Steiner de Corcelles-surChavornay; M. et Mme Rodolphe et Marianne Romano de Porrentruy; Corinne Huguenin de La Chaux-de-Fonds. Tous et toutes nous ont fait part de leur admiration pour notre orphelinat et se félicitent du sérieux et du professionnalisme avec lesquels il est géré.

 

  • Divers stands de pâtisseries ou d'articles indiens ont été dressés en faveur de Happy Home. Parmi les instigatrices, citons notamment Mme Blandine Choffat de Coeuve lors de la Braderie de Porrentruy 2006 ainsi que Jessica Maillard et Nicole Gschwind à Porrentruy et lors de la deuxième fête du Bison à Boncourt.

 

  • Signalons également notre participation à l'exposition de personnages bibliques à l'ancienne église des Jésuites à Porrentruy en décembre 2006, où nous avons tenu un stand avec les Sœurs de St-Paul pour leur mission à Madagascar et avec Jurharti pour une école à Haïti. Nos remerciements vont à tous ceux et celles qui ont contribué, d'une manière ou d'une autre, à apporter un peu de bonheur à tous ces enfants défavorisés.

 

  • Enfin. le message suivant mérite d'être signalé. Il émane de deux petites filles, Auriane et Julie Veillat : « Bonjour, nous avons trié nos jouets. Quand j'ai vu ma tirelire, j'ai pensé que vous aviez plus besoin que moi de l'argent qu'il y avait à l'intérieur. Alors j'ai décidé de vous le donner. Ma sœur en a fait de même. Amitiés. » Merci à elles, ça nous a beaucoup touchés.

 

Fondation Aurore Happy Home - Rue Pierre Pelée 98 - 2904 Courtedoux
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